Un Patriarche dans mon Salon !
Lorsque Shalom est venu nous rencontrer chez nous, à Paris, c’est comme si une brèche s’était ouverte dans le temps.
D’un coup, porté par la voix chaleureuse de notre invité, nous nous sommes envolés pour un voyage à travers l’Histoire.
L’Histoire du peuple juif, notre histoire à tous. Nous voilà avec les premiers émigrés de Judée, puis avec les juifs chassés d’Espagne et ceux du Ghetto de Varsovie. Nous voyons devant nous passer Herzl et le Rav Kook, les marais asséchés de Galilée et les terres ensablées reverdir.
Shalom nous entraîne dans son propos, qui n’est ni forcé ni racoleur. Son récit coule de source comme un torrent dévale la montagne. Il est question d’exil et de Retour, de trains à bestiaux convoyant nos frères vers Auschwitz et du Train de l’Histoire qu’il ne faut pas laisser passer sans y monter.
Shalom nous parle de ce que l’on sait sans oser se l’avouer. Du cadeau que l’Eternel nous a fait d’être né dans une génération où l’ « An prochain à Jérusalem » n’est pas seulement un rêve utopique.
Du manque d’avenir de nos communautés de diaspora. De l’assimilation qui menace et du besoin qu’Israël a de voir ses fils venir y renforcer la Tora.
Shalom parle également de lui, par touches impressionnistes, sans insister. Nous le suivons dans la Belgique de l’après-guerre, qui fut celle de son enfance, dans une famille de rescapés des camps.
Nous sommes avec lui au port de Haïfa, à son arrivée en Israël.
Et nous l’imaginons cheveux au vent, sur la moto du Rav Zukerman qui le mène alors à Jérusalem. Shalom est moins prolixe sur ses activités plus récentes. Mais sa famille bénie d’enfants et de petits-enfants, ainsi que sa renommée d’ancien maire de Kyriat-Arba, la ville juive jouxtant Hévron, parlent pour lui.
Pourquoi Shalom réussit-il à convaincre tant de gens ?
Parce que précisément il ne cherche pas à convaincre. Il ouvre son cœur, et la communication de cœur à cœur s’établit. Ce lien se fait même parfois au delà des mots.
Shalom entre et s’assoit, le sourire au lèvres et le front hâlé par le soleil d’Israël. J’ai l’impression qu’un patriarche sorti tout droit de la Bible est venu me rendre visite.
La barbe blanche de Shalom est celle d’Avraham qui reçoit l’ordre du Lekh Lekha, d’Itzhak qui n’a pas quitté la Terre d’Israël de sa vie, ou peut-être encore celle de Yaakov, serviteur d’Hachem que l’Eternel exhorte à ne pas avoir peur.
Shalom évacue parfois les questions trop matérielles ou trop mesquines. Cela lui est parfois reproché, à tord...
A un Rav qui donne un cours sur la mitzva du mariage, on ne vient pas demander de quel couleur doit être la cravate du marié, ni comment faire pour réserver une salle.
Des dizaines de gens ici peuvent répondre aux angoisses concrètes et aux questions pratiques.
L’Alya de groupe permet d’ailleurs d’y répondre et de faire face ensemble aux questions qui se posent.
La mission de Shalom se situe à un autre niveau, sur un tout autre plan. Shalom est un émissaire, qui vient jusque dans nos villes qui fleurent bon le béret et la baguette, quand elles ne sont pas grises et dangereuses, pour nous apporter le message qu’Hachem souhaite nous adresser : « Shouvou banim, Revenez les enfants ».
Shalom est un envoyé d’Hachem, qui vient nous tendre la main pour nous dire « allez, viens ! ». Dans la profondeur et l’aveuglement de l’exil, notre seul effort doit être d’ouvrir nos cœurs à ce message divin, de ne pas en rejeter le messager et d’oser accomplir le pas qui se présente.
Nous disons qu'il n’y a pas de hasard dans la vie, c’est pourquoi si la Providence divine a mis Shalom Wach sur votre chemin, il est de votre devoir d’écouter son message.
La grande foi de Shalom est aussi ce qui draine nombre de personne en Israël.
Si dans votre esprit, vous hésitez encore, aux yeux de Shalom vous êtes dès la première rencontre destinés à monter en Eretz Israël. C’est cette foi intense et simple, profonde et pure, qui le conduit à voir en chaque juif un héritier de la Terre, qui permet à Shalom de réussir sa mission de berger à la recherche des brebis égarées que nous sommes.
A ses yeux aucun doute, vous serez en Israël l’été prochain. Ne le laissez pas se tromper.
Pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir du peuple juif, pour l’honneur de la Tora. |