Olim 2006
Ani yechena velibi er..(Chir hachirim)Je suis endormie, mais mon cœur est en éveil. L'attachement à la Terre d'Israël est, dans chaque coeur juif, comme un Amour endormi. Un Amour auquel, par la force des choses ou par le mystère de la vie, on a presque renoncé. Et qui sait... Un BEAU jour, le hasard, la chance ou la Providence, vous remet sur sa Route. Dès lors, comme le dit Chir Hachirim : "MAÏM RABIM LO YOUHLOU LEHABOT ET HAAVA", "tous les océans du monde ne sauraient éteindre la flamme de cet Amour". « Tout a une fin », se dit le groupe ADG 2006, à l’issue du voyage d’étude de cette année. Lorsqu’il se retrouve pour la réunion finale, la réunion bilan, l’émotion est palpable tant il s’agit d’exprimer, par des mots, les multiples émotions ressenties lors de ce voyage.
Par quoi commencer ? Comment dire ? Que dire ? Il est vrai qu’un voyage d’étude en Israël, avec la perspective d’y revenir définitivement, cela marque les esprits. Les mots prononcés lors de cette dernière soirée en Israël seront finalement « accouchés » : dans la douleur, dans l’émotion, dans la joie mais, tous, exprimeront des sentiments profonds. Rappelons le contexte : tous sont réunis, samedi soir 24 février à Yeroushalaim, salle OREN de l’hôtel CHAARE YEROUSHALAIM : toutes les familles, Pinhas WALLERSTEIN, président du conseil Régional de BENYAMIN, Ruth PASDER référent pour les Olim, Liat et Chalom WACH et le Rav ZUKERMAN . VERBATIM« Nous étions indécis jusque là, difficile pour nous de gérer des contraintes de délais professionnels. Mais après cette semaine passée ici à Ofra, et surtout ce Chabat, nous allons tout faire pour hâter notre venue ici. Nous avons réalisé que ce système d’alyah de groupe, plus qu’un tremplin comme beaucoup disent, est plutôt un creuset. Nous allons pouvoir nous forger et nous reconstruire. Je suis ému et, en plus avec ma femme, nous nous sommes retrouvés comme aux premiers jours de notre mariage. » Yossef B « Je pleure de joie, ce voyage, très fort, est comme une révélation pour moi. C’est vrai qu’il nous a rapproché. Je vis une renaissance. » Nicole, sa femme. « Je suis très ému et c’est difficile pour moi de m’exprimer. Simplement, je me suis senti chez moi … et moi-même. Pour la première fois de ma vie. Je ressens une transformation au niveau de mon âme » Benjamin N « C’est drôle, il y a eu une inversion des réactions avec lui. Maintenant c’est moi qui me sens sereine, et lui qui est déboussolé ! » Hanna, sa femme Au cœur de cette succession de déclarations, Pinhas WALLERSTEIN déclare :
« Il s’agit d’un grand pas. Comme j’aimerais voir tout notre Peuple réagir comme vous ! Vous n’imaginez pas la force, la joie et l’énergie que vous me procurez lorsque je vous entends et que je vois avec quel héroïsme vous quittez l’exil. Sachez que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider à votre intégration. » « Simplement. Je voyais déjà mon fils dans la cour de l’école … » Corinne S « J’ai été impressionné par le rayonnement des visages des gens qui vivent ici, quasiment auréolés. » Moché son mari. « … Excusez-moi … » Itshak Z pleure « … » Sa femme, Karen pleure également et ne peut parler « Je suis heureux. Ce que j’ai vu correspond exactement à l’idéal de vie que je recherchais jusqu’à maintenant. C’est comme une évidence pour moi. Vivement cet été ! » Marco B Itshak, qui a surmonté son émotion, peut maintenant parler : « nous étions pleins d’hésitations jusqu’à présent. Maintenant c’est clair. C’est probablement pour ça que depuis des années nos projets de déménagement n’avaient jamais abouti. Maintenant, c’est ICI que je vois mes meubles … » Karen, sa femme a également repris ses esprits et espère : « que mon mari sera sur la même longueur d’ondes, car moi je suis maintenant sure de moi. » « Mon mari n’était pas là, avec moi. J’étais réticente au départ, et j’ai passé Chabat ici à Ofrah un peu par hasard. Maintenant, il va falloir convaincre mon mari … » Véronique « Ma femme était contre, elle a changé. Je suis ému parce que ce voyage, si important, arrive à un moment important pour moi – il pleure - c’est l’année de mon père … » Haïm S « Je suis épuisée d’avoir pleuré. J’ai ressenti un déclic. Comme un changement de néchama, une nouvelle identité. Je veux comprendre. » Nathalie, sa femme « Je me sens bien, tout simplement, et émue. » Rachel « Un mot me vient pour résumer ce Chabat à Ofra : « hizouk », c’est-à-dire « renforcement ». Je me sens invincible après ce qui a été le plus beau Chabat de ma vie. Je ne reconnais plus ma femme, elle est transformée. » David, son mari « C’est une nouvelle planète qui me convient. Finis les doutes ! J’ai vu des gens de qualité. Le retour va être difficile … » Yehouda M « Nous avons été bien reçus, je me suis sentie bien, mais c’est encore un peu flou pour moi. » Johanna « Très bon accueil, nous sommes prêts. » Brigitte N « Les gens que nous avons rencontrés étaient sincères, serviables. Nous avons beaucoup voyagé jusqu’à présent, mais je suis maintenant rassurée.» Francine Z « Les gens que nous avons rencontrés étaient sincères, serviables. Nous avons beaucoup voyagé jusqu’à présent, mais je suis maintenant rassurée.» « Certains ici nous ont conseillé de nous comporter comme des veaux et téter autant que faire se peut … J’ai vu des gens dévoués et, déjà, des promesses de travail. » Alain, son mari « C’était ma première visite en Israël et nous étions tous unis par une Ahavat Israël. » Alain A « J’ai surtout vu une jeunesse vive. » Eliette, sa femme « Même si notre destination diffère de celles des autres, nous avons surtout ressenti le groupe comme un véritable soutien psychologique. » Lévana et Michaël iront à Ramot « Le choix entre Ofra et Netanya a été difficile mais, au bout de ces hésitations, nous avons finalement opté pour Netanya. C’est une communauté ouverte et familiale. » Estelle et Mordéhaï « Je propose 6 mois à Ofra et 6 mois à Netanya, puisque les 2 valent le coup (rires). Je me suis senti chez moi.» Avraham C « Dans mon élément. Bon accueil. J’ai eu confiance en eux. Je veux aussi remercier le rav Zukerman, pour son aide. » Acher N « C’est le temps d’agir, tout simplement » Chmouel C « Très bien accueillis. » Simha, sa femme « Jusqu’à ce soir j’hésite encore. Nous ne sommes pas encore décidés complètement. » Tsipora K « Je n’ai pas encore vraiment trouvé ma place, ni à Ofra, ni à Ely, ni à Kohav Yaacov, ni à Netanya. J’hésite encore, c’est encore embrouillé dans ma tête, Achem yaazor … » Chimon, son mari « Bon accueil mais gêné par le regard des autres. Je voudrais déjà être à la place de ces gens qui nous ont accueilli, pour, moi aussi, accueillir. » Méïr E A l’issue de ces flots d’épanchements, et de mises à nu, vient l’heure des déclarations finales. Celles des responsables de ces « semailles », appelées à vite germer … Malka ZUKERMAN, femme du Rav, se contentera de constater « à quel point les gens se sont enrichis ici.»
Liat WACH éblouie par « un Chabat si mouvementé, des nouvelles néchamot qui arrivent. Je ressens un grand bonheur devant tant d’émotion et de renaissances. » Chalom WACH : « Israël est un pays de vérité ou l’on enlève ses masques. Je peux dire ce soir que je me souviens de vous tous, de toutes les circonstances de nos rencontres. Vous avez tous changé et c’est exceptionnel, vous êtes tous TRES JUIFS. Je veux vous dire que je suis fier et heureux d’être votre ami. Je me demande toujours par quel mérite nous avons eu la chance d’être sur votre route. Certains diront que votre joie est futile, et ils relativiseront vos impressions. Ce sera alors le moment de remettre vos masques. Vous allez être submergés par des flots d’émotion mais soyez forts. Vous ne serez plus jamais comme avant. Vous avez déjà réalisé votre Alyah. Le plus difficile est passé. » Rav ZUKERMAN : « Plus qu’une maison, c’est le Temple que vous bâtissez. Et chacun de vous participe de cette reconstruction. Israël est une armée avec beaucoup de soldats, il faut donc que le maximum de Juifs revienne pour rebâtir le Peuple. La caractéristique fondamentale du soldat, c’est de porter l’arme de son Peuple. Il est le représentant du Peuple, son bras armé. Tsévaot : armée, peut se lire : Ot dans Tséva et ce Ot (cette lettre) c’est celle de D.ieu lui-même. Ce qui signifie véritablement : D.ieu dans l’armée. Nous vivons un miracle permanent : 5 millions de Juifs font peur à 300 millions d’arabes ! En France, vous étiez des individus. Ici, vous devenez des soldats, avec une fonction, une mission. C’est un pas de plus vers la Guéoula. »
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