PHOTOS YSHOUVIM
 
  PARTENAIRES
  Unifan
  Israel-Business
  Chalom-Israel
  Immobilier à Jerusalem
  MODIA
 
 
AMI ISRAEL
judaisme
 
   
 
Les News d'Alyah de Groupe
 
24 / 11 / 2008   Moshé... Un prince de notre peuple  
Moshé, l’eau des torrents, l’eau de la mer,
Moshé, de l’au-delà des eaux, de la naissance,
Moshe Cohen

Moshé des déluges violents, de l’arche d’alliance,
Moshé, l’eau de la connaissance, le bois de la vie,
Moshé du départ, du va pour toi, de la fin de l’exil,
Moshé de la pluie d’abondance, du crachin hivernal,
Moshé des saisons qui viennent et du printemps des espérances,
Moshé, ceux que l’on aime, s’en reviendront au bout des ans…

 Un prince de notre peuple…

Certains meurent pour des idées, d’autres faute de n’en avoir pas eues.
Certains meurent pour des idées justes, d’autres pour des idéaux.
Certains perdent la vie pour vouloir en découdre, d’autres donnent la leur pour en sauver une autre.
Moshé Cohen était un prince de notre peuple.
Il ne se mettait jamais en avant, il avait toujours le souci des autres et cet oubli de soi pour s’ouvrir sur le monde, faisaient sa grandeur et notre admiration, en nous insufflant cette force qu’il nous faut démontrer aujourd’hui.
Un homme est un chemin, un itinéraire. Celui de Moshé passait par Tunis, aux portes de la mer, par Paris, par Cachan, aux portes du réel, par Ofrah en Samarie, aux portes de ses désirs.
Un homme est une filiation, une route que l’on poursuit, des traces qui vous guident et inspirent vos pas. Moshé avait grandi dans la chaleur familiale où il puisait son eau, ses parents lui donnèrent l’amour du vouloir faire.
Des mouvements de jeunesse, aux camps d’adolescents, Moshé a tout appris.
Il a participé à l’édification de sa communauté, et ce faisant a glorifié son être.
Il était de tous les combats de toutes les initiatives. il apportait son allant, ses élans et son cœur.
Un homme est un engendrement, une compréhension de l’ordre du monde.
Cet amour qui grandissait en lui, il l’a donné en partage, à sa femme, à ses enfants, à ses amis.
Moshé était un homme juste, fidèle, aimant.
Il aimait le bonheur et son rire était clair.
Il aimait son peuple, le peuple d’Israël, celui du livre, de la promesse maintenue, de tous les espoirs.
Il avait décidé de revenir, de retourner sur sa terre, de mettre en équation toutes ses aspirations, celles de sa famille et se placer ainsi dans le sens de l’histoire.
Une réunion, un séminaire, une session d’information, il répondait présent.
En choisissant de faire une « Alyah de groupe », il poursuivait plusieurs objectifs. Il acceptait le bras tendu de Chalom Wah qui mit le désir du départ au cœur de son intimité. Il créait autour de lui les conditions du départ de quelques fous, de quelques copains, décidés, avec lui à tenter l’aventure. Il faisait de son Alyah une base de réflexion pour tous ceux qui acceptaient de se remettre en cause et pour ceux qui n’acceptaient pas ce brusque changement de cap.
Il devenait le porte drapeau d’une cause belle et légitime. Il s’emparait de sa vie avec la fougue et l’énergie que nous luis connaissions tous.
Il est venu à Ofrah, parmi les collines qu’il aimait, au sein de la nature changeante qui poussait au milieu des pierres.
Il s’est préparé à son destin, il a entamé sa nouvelle vie avec ardeur.
Il est devenu un hébreu, il a traversé les rives, a traversé le temps.
Il a offert à sa famille tout ce qu’un mari ou un père peuvent offrir. Il était doux et aimant, en matière de sentiments il ne savait pas être regardant.
Il avait de l’humour et des façons d’appréhender la vie qui ne laissaient pas indifférent.
Mais la vie n’a pas d’humour.
Tout est différent, depuis ce fameux jour, de vacances, de liberté.
La mer était hostile, ses heures étaient comptées, arrivait l’épilogue.
Il est parti, sans que l’on s’en aperçoive, mais en faisant toujours la démonstration de sa grandeur.
Il est mort en voulant sauver la vie de deux de ses enfants qui menaçaient de se noyer. Moshé, « sauvé des eaux » ne sera pas sauvé.
En un instant il a perdu son souffle, sa vie, et éparpillé notre sérénité.
Cette solitude nouvelle, qui est la notre désormais, ne peut pas s’incarner dans un renoncement.
Il nous faut continuer, en son nom, la route que nous avions choisie.
Il nous faut nous résoudre à ne plus voir son sourire, à percevoir l’absence comme une réalité tangible.
Dors, mon frère, ton âme juive va nous accompagner et nous éclairer lorsque nous marcherons.
Pour l’heure cette douleur qui nous tient éveillés nous en ferons un terreau pour des espérances nouvelles.
Que tout ce qui sera fait de beau, de généreux, d’exemplaire, soit fait en ton nom et pour ton élévation.
Tu vivras l’éternité dans tous nos mots d’amour.

Yaacov BEN DENOUN Yarcov
Ofrah